Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 21:57

Kbal-Spean 1099r

 

... après bien des recherches et des interrogations concernant la gestion des albums de ce blog, j'ai enfin découvert, par un pur hasard que le nombre des albums était compté : 20, pas un de plus, encore fallait-il le savoir car il n'y a aucune information dans ce sens. Alors à bon entendeur, salut !

J'ai supprimé quelques anciens albums pour faire un peu de place... et voilà, je vous souhaite beaucoup de joie à la découverte de ce lieu insolite que je vous ai décrit il y a quelque temps déjà.

 

     Kbal-Spean 1162r

 

...Que les Chevaux du Vent vous soient favorables !

Par Anonyme
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 10:34

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Pour marquer le 150ème anniversaire de sa disparition, un timbre à l'effigie d'Henri Mouhot a été émis et présenté au public à la salle de la Roselière de Montbéliard le 5 novembre 2011.

Après de nombreuses demandes restées sans suite, la démarche de l'association philatélique Georges Cuvier a enfin porté ses fruits.

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Réalisé par le plus jeune graveur de France, Pierre Barra, ce timbre d'une valeur de 0,89€ porte le  plus classique des portraits du voyageur, avec en fond, une représentation d'une des tours/visages du Bayon toutefois difficile à identifier; il est vrai que les portraits de Mouhot ne sont pas pléthore ! mais enfin, on aurait pu s'attendre à un peu plus de créativité de la part d'un si jeune artiste.

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                                              Pierre Barra                                                      

La manifestation à laquelle j'ai participé en présentant une série de dix photographies en noir & blanc des temples d'Angkor et en donnant une "mini conférence/projection" relative à mon périple dans les pas de Mouhot, m'a permis de revoir ou de faire la connaissance de quelques descendants de notre explorateur.

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Pierre Mouhot

Deux journées pour un hommage local à cet explorateur Montbéliardais resté longtemps dans les oubliettes de l'histoire. On regrettera, cependant que cela n'ait pas pu devenir un événement national.

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Ses réapparitions sporadiques entretiennent une espèce de mystère qui le fait basculer du côté de la "légende" mais cela ne fait que fortifier mon désir d'en savoir plus et de me rapprocher encore de ce personnage hors du commun.

147 Bayon. Visage du Bodhisattva.

Par Anonyme
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 11:18

Ceux qui m'ont accompagné l'année dernière dans ce périple asiatique dans les pas d'Henri Mouhot sont déjà familiers des termes (noms de lieux ou de personnes) et des particularismes culturels des contrées fréquentées.

Ce passage au Kbal Spean s'est fait au mois de juin 2010, la saison des pluie tardait à arriver et les cours d'eau étaient donc en période d'étiage. Quelques orages annonciateurs de la mousson ponctuaient une athmosphère lourde et électrique.

Le niveau du Kbal Spean s'en trouva donc fort bas; nulle cascade bondissante et pas de vasque d'eau claire pour se rafraîchir. En revanche, le peu d'eau permettait de voir tous les bas-reliefs et transformait la rivière en un somptueux miroir ou la lumière du soleil jouait avec les dégradés de couleurs ocres tapissant son lit. 

 Kbal-Spean 1090r

De 802 à 1432 les monarques khmers se sont succédés en établissant la puissance de l'empire. Angkor, la ville, comptait à son apogée 1 million d'habitants et l'empire s'étendait jusqu'en Malaisie et en Birmanie. Les centaines de temples, Angkor Vat, le Bayon, le Ta Prohm ou le Baphuon, ne sont que la partie sacrée de ce qui fut un immense centre politique, économique, social et religieux. Le reste de la ville, palais, maisons ou bâtiments publics, constructions de bois, a disparus depuis longtemps.

Les différentes guerres qui l'opposèrent aux Siamois (Thaïlande) et aux Chams (Viet Nam), l'envasement des systèmes d'irrigation (Angkor était une ville hydraulique), la surpopulation et la déforestation annoncèrent le déclin du royaume.

 

La ville fut abandonnée après sa mise à sac par les Siamois en 1431 mais n'a jamais cessé d'être un lieu de culte.

 

Les premiers explorateur occidentaux (dont Henri Mouhot) eurent la joie et la surprise de découvrir les restes des temples enfouis dans une épaisse végétation tropicale.

Kbal-Spean 1159r

 

L'hindouisme fut la religion d'État jusqu'au début du règne de Suryavarman 1er qui favorisa l'expansion du bouddhisme dans l'empire, et le redevint après la mort de Jayavarman VII (le roi des dieux-rois), vers 1219.

D'où la profusion de temples et de sites dédiés aux divinités hindoues : Shiva, Brahma et Vishnou. Le Kbal Spean en est un exemple atypique puisqu'il n'eut jamais de temple : la rivière, la roche et la forêt constituant un sanctuaire naturel.

Kbal-Spean 1148r

 

Il faut deux bonnes heures de tuk tuk depuis Siem Reap pour arriver en bas du chemin tortueux qui grimpe à travers la forêt et qui permet d'accéder, 2 kms plus haut, au site du Kbal Spean.

Ce lieu très particulier fut découvert en 1969 par l'ethnologue Jean Boulbet (membre de l'École Française d'Extrême Orient : EFEO).

 

La zone fut inaccessible de 1975 jusqu'en 1998 du fait de la guerre et des nombreuses mines antipersonnel disséminées sur ce plateau stratégique. La route nationale 67 qui rallie Anlong Veng, dernier bastion de Pol Pot et des Khmers Rouges, traverse en effet le Phnom Kulen qui est la montagne la plus sacrée pour les Khmers.

Kbal-Spean 1207r

 

A partir du XIème siècle, le caractère sacré des rivières qui du Phnom Kulen vont arroser Angkor (la Ville, séjour des meilleurs des hommes, les rois khmers). est explicité par la réalisation, sur les roches affleurantes, de ces bas-reliefs qui renforcent l'assimilation des cours d'eau, tel ici la rivière Kbal Spean, à la Ganga (le Gange), le fleuve sacré de l'Inde et la montagne, Phnom Kulen à l'Himalaya résidence des dieux.

Kbal-Spean 1162r

 

Kbal Spean signifie tête de pont et doit ce nom à un long rocher qui traverse la rivière, qu'on appelle aussi la rivière aux mille lingams.

 

L'eau du Kbal Spean donne naissance au Stung Russei, qui alimente à son tour le Stung Puok et Stung Siem Reap qui rejoint le Tonle Sap qui se jette dans le Mékong qui finit par se mêler aux eaux de la Mer de Chine.

 

Entre le XIème et le XIIIème, les rochers constituant le lit de la rivière furent sculptés des visages des divinités hindoues et jalonnés d'une profusion de lingams et de yonis, les symboles masculins et féminins du culte shivaïste, mais aussi d'animaux tels la grenouille ou le taureau (Nandi, véhicule de Shiva).

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Vishnou couché sur son lit de serpents, l'océan primordial, méditant dans son sommeil cosmique entre deux Ères. De son nombril sort Brahma sur un bouton de lotus qui va créer un nouveau monde.

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Je présenterai "Kbal Spean, la rivière aux mille lingams"

  à la Vème  biennale des Arts Plastiques de Franche Comté à Micropolis

 Besançon les 21, 22 et 23 octobre 2011.  

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Par Anonyme
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 16:07

 Angkor Vat (12)  

 

 Mais quelle mouche avait donc piqué Henri Mouhot.

 

Henri Mouhot né à Montbéliard le 15 mai 1826 consacra les trois dernières années de sa vie à voyager du Royaume de Siam ( Thaïlande ) à celui du Laos en passant par la redécouverte d'Angkor, l'ancienne capitale khmère du Cambodge.

Les fièvres tropicales, sans doute le paludisme, ont eu raison de sa résistance : il mourut le 10 novembre 1861 au bord de la Nam Khan, un affluent du Mékong, non loin de Luang Prabang ( Laos ).

Ce voyage lui valut une reconnaissance posthume après la publication en 1863 de la première édition de son récit.1 et influença sûrement la politique d'extension coloniale de second Empire.

Pour ma part, la rencontre avec le naturaliste montbéliardais remonte à l'hiver 1998 alors que je voyageais avec mon épouse dans cette partie du Sud-est asiatique. Depuis lors, je me suis attaché au personnage avec lequel j'avais des affinités évidentes : voyageur, photographe et rêveur.

Enfin, grâce à la ville de Montbéliard et dans le cadre de utopies & innovations, au printemps 2010, je pus mettre mes pas dans ceux de Mouhot.

Le 29 avril je m'envolai de Paris pour Bangkok.

Bangkok (188)

Cela lui avait pris trois ans et coûté la vie ... je n'avais qu'un peu plus de deux mois pour, 150 ans plus tard, dresser un état des lieux en revenant indemne : pas le temps de baguenauder !

Dans l'absolu, les descriptions qu' Henri Mouhot faisait des lieux qu'il découvrait ont encore aujourd'hui toute leur pertinence ...

La chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, les parfums, ... Bangkok, ville moderne à l'activité incessante, le fleuve Khao Phraya ( Ménam ) au trafic de bateaux ininterrompu, les fastes du palais royal, le dénuement d'une grande partie de la classe populaire, le commerce des pierres précieuses à Chanthaburi, les pêcheurs des îles, la forêt tropicale humide et luxuriante , la fatigue, les moustiques, la beauté des temples, la magnificence d'Angkor et, enfin, l'hospitalité et les sourires des populations, tout cela je l'ai partagé chaque jour avec lui.

Les bus, les trains et les taxis collectifs ont, depuis longtemps remplacé les éléphants et les chars à bœufs, et pendant ces longs trajets d'où je sortais rompu, je m'interrogeai sur les raisons qui avaient transformé ce jeune marié, honnête homme du XIX ème siècle et photographe, en aventurier solitaire. Nous ne le saurons jamais vraiment puisque dans ses lignes il ne se révèle pas, ou trop peu et nous nous perdons en conjectures. ... à moins que ...? ... et cela sera peut-être le début d'une autre histoire ...!

 

... Mais quelle mouche avait donc piqué Mouhot ?

  Ta Prohm (10)

1- Voyage dans les royaumes de Siam, de Cambodge, de Laos et autres parties centrales de l'Indochine.

Dernière réédition chez Arléa, Paris en février 2010.

Par Anonyme
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 11:30

 

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Le 4 juin 1911 le numéro 1 du Quinson du Coinot, organe universitaire et humoristique paraissant tous les cent ans naissait de l'esprit de quelques potaches du collège Cuvier qui fêtait alors son centième anniversaire.

En ce début de siècle, l'aventure coloniale battait son plein et les nuages noirs d'un avenir incertain n'avaient pas encore troublé le ciel encore bleu azur d'un pays en pleine euphorie.

Cinquante ans après sa disparition non loin de Luang Prabang au Laos, Mouhot n'avait pas su attirer l'attention des rédacteurs de ce journal atypique et probablement unique au monde.

Et pourtant, il y a dans son récit quelques situations suffisamment cocasses qui auraient pu être racontées dans le ton du journal ...

Au mois de juin dernier, à l'initiative de Françoise Petot,que je salue et remercie au passage, nous répondions à l'appel de nos prédécesseurs en réalisant le Quinson de Montbéliard (téléchargeable sur www.montbeliard.fr voir le lien).

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Une occasion d'y faire apparaître Henri Mouhot en cette année d'anniversaire.

 


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Si tout va bien il se rappellera à la mémoire de nos descendants et qui sait sauront eux aussi commémorer ce qui sera alors le 250ème anniversaire de la disparition de notre illustre explorateur.

J'en profite pour annoncer qu'une manifestation lui sera consacrée lors de l'édition d'un timbre à son effigie le 6 novembre 2011. 

Pour l'occasion je serai présent et proposerai à ceux que cela intéresse, une projection/débat autour de mon périple de l'année dernière.

Une série de tirages photographiques sera installée dans le cadre de cette manifestation.

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Par Anonyme
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