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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 12:11

Aéroport de Roissy.Les menaces qui pesaient pendant les deux semaines passées sur la réalité de ce départ pour Bangkok et qui, parfois, mirent quelque peu ma patience à l'épreuve se sont finalement éloignées. Seuls les troubles dans la capitale qui opposent les chemises rouges aux chemises jaunes jettent encore une ombre sur le début de cette aventure.

 

En 1858 aucune probabilité de grève n'aurait pu retarder le départ du Kursovie et le volcan Eyjafallajokull en Islande se tenait tranquille. Mais si, envers et contre tout, la possibilité d'un retard illimité avait été évoqué alors, je n'ai pas de mal à imaginer H.Mouhot, dans une agitation impatiente, aller et venir entre la capitainerie du port de Londres et sa chambre inconfortable dans une obscure auberge habitée par des marins en goguette.

 

Le vol TG 931 de la Thaï Airways a décollé à l'heure de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. La BeauceTrès vite, au dessus des nuages et dans l'immensité bleue, nous mettions le cap à l'est.

Survol de la Beauce, mosaïque de colza en fleurs, de champs ocres labourés et de forêt plus ou mois profondes, les Alpes , puis les Mers Noire et Caspienne avant de s'enfoncer dans la nuit du Sous-Continent indien.

L'avion est au trois-quart vide Les manifestations à Bangkok ont considérablement ralenti le flot d'arrivée des touristes : de 30.000 il est passé à 20.000 par jour depuis le 14 avril (The Nation 28/04/2010 – The Nation est un des deux grands quotidiens thaïlandais).

 

Au dessus des nuages.Mouhot devait se tenir sur le pont alternant son regard entre Londres et son épouse qu'il quittait et le large prometteur d'un avenir d'aventures et de découverte.

Il mit quatre mois et demi avant de remonter le Menan (Chao Phraya) et d'arriver en vue de Bangkok.


Pour moi, faute de temps et de possibilités, il n'aura fallu que onze heures d'un vol de nuit confortable ... les temps changent !

Dès à la sortie de l'avion, comme je m'y attendais, je suis enveloppé par une chaleur moite (il est 6h00 et il fait déjà 29°C) comme si l'on passait soudain dans un sauna. Le nouvel aéroport international de Suvamabhumi est immense, mais très fonctionnel.

Après la récupération des bagages et l'obtention rapide du tampon de visa sur mon passeport, il faut changer de l'argent. Je suis muni de traveller's chèques, vieille habitude qui a ses avantages et l'opération est rapide ( 1 euro = 43 baths), puis se munir d'un billet de bus pour aller en ville. Toujours le bus AE2 ; vingt minutes d'attente avec le bruit de fond de la circulation sur les voies express à trois niveaux et me voilà embarqué. Le long de l'autoroute, des postes de militaires en armes, prêts à fermer les bretelles d'accès nous rappellent que la capitale n'est pas tranquille et qu'elle n'est pas que « La Cité des Anges » selon le sens de son nom thaï, Krunthep.

 

Trois quarts d'heure plus tard j'arrivai sur l'avenue Phra Athit en lisière du quartier de Banglamphu, non loin du fleuve Chao Phraya. Bangkok.

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